Blog

Le point sur un sujet, dans le vaste monde de la création de site internet. La veille technologique doit être permanente car chaque jour voit éclore de nouvelles technologies qui remettent en cause les savoir-faire, les habitudes et parfois même les schémas sociaux. En route vers une galaxie d’infinies possibilités.


"Votre application me fait grossir"

"Votre application me fait grossir"

Un article de Pompage.net fait la connection entre l’ergonomie des interfaces numériques avec la psychologie, les neurosciences et l’économie comportementale.

Comme pour tout web-designer, la question de l’ergonomie est centrale quand il s’agit de concevoir un site à partir de la page blanche. Si le client est le plus souvent focalisé sur l’aspect esthétique et la mise en avant de ses objectifs premiers, il appartient au designer de l’orienter également vers un mode de réflexion centré sur l’utilisateur du site, car le succès de son site en dépend.

La lutte est souvent féroce pour persuader un PDG d’abandonner son beau logo animé en flash au profit d’un .png rapide à charger pour sa page d’accueil. La tentation d’abandonner toute évangélisation au profit d’un accord qui fait gagner du temps (et donc de l’argent) est forte, et il faut parfois des lectures comme celle que je vous recommande ici pour se re-mobiliser, prendre son baton de pèlerin et faire de son engagement un atout pour le client qui vous accorde sa confiance... et ce même s’il n’en sait rien.

Les processus cognitifs qui interviennent lors d’un surf sur un site internet et leur conséquence sur l’efficacité d’appréhension du contenu sont ici bien mis en relief.

L’article d’origine (car le site de pompage en propose la traduction française) se trouve ici.


Spip, cet éternel oublié des comparatifs de CMS

Spip, cet éternel oublié des comparatifs de CMS

Comment sélectionner le logiciel de gestion de contenu que l’on va utiliser pour produire un site internet ? Comment choisir entre Wordpress, Joomla, Drupal, Typo 3 ? Existerait-il une alternative à ces ténors de la gestion de contenu ?

La réponse est partout, une simple recherche sur Google vous révèlera la solution. C’est Joomla, bien évidemment ! euh... non attendez, c’est Drupal d’après ce forum spécialisé, ah et puis non en fait, cela doit être Wordpress, c’est lui qui est majoritairement installé... Comme souvent, des querelles de clocher entre les différentes communautés de développeurs brouillent un peu une réponse que vous souhaitiez limpide.

Et si vous choisissiez une autre voie ?

JPEG - 9.1 ko

Spip est le plus souvent absent de ce type de match. Pourtant, sous son humble capot, le petit "frenchie" fait ronronner un moteur de formule 1. Voici une petite check-list pour démarrer :

Une structure moderne.
Spip est un core indépendant faisant tourner autant de modules de fonctions que vous voudrez bien lui adjoindre. Il s’adapte à tous les besoins, sans surcharge pondérale. Drupal est bon sur ce point, mais pas meilleur.

Un logiciel français.
Il est pratique, lorsque l’on est francophone, d’avoir toute la documentation d’origine immédiatement disponible à chaque nouvelle version.

Une communauté exemplaire
Pas la peine de discuter sur ce sentiment tout à fait subjectif, mais c’est mon avis et je le partage. Avis éclairé tout de même, car la communauté est très axée sur l’entraide et le partage de connaissance. Un point à souligner, l’effort documentaire est remarquable à chaque nouvelle version, disponible en ligne, avec un système d’aide intégré au back-office. Typo3 est très bon sur ce point, mais c’est le minimum pour le plus complexe d’entre-eux.

La sécurité
Aucun système ne peut être 100% sécurisé. Ce qui compte c’est la rapidité dans la mise à disposition des patchs de correction lorsqu’une vulnérabilité est découverte. Avec un système "d’écran de sécurité", sans faire de mise à jour complète, votre CMS est immédiatement protégé. Pratique aussi, la mise à jour extrêmement simple entre deux versions de Spip. Avoir une version à jour reste le moyen le plus simple de se protéger.

La liste des avantages de Spip est encore longue : Système de cache par page, syndication automatique du contenu, gestion de base de donnée avancée, traitements automatisés, gestion fine de la typographie, des URLS, etc.

Mais que peut on lui reprocher ?

Il n’est pas de prime abord très "sexy". L’habillage par défaut de la partie publique est spartiate, pour ne pas dire pauvre. Par contre, cet habillage est entièrement et immédiatement fonctionnel, et sert de base au web-designer pour faire ensuite ce qu’il veut.

Il possède un back-office lui aussi très spartiate. Difficile de ne faire de cet argument qu’un aspect négatif, car ce qu’il pert en glamour il le gagne en clarté et en simplicité d’utilisation, ce qui est d’importance pour le client final, qui lui n’est pas spécialiste. Néanmoins des solutions intéressantes apparaissent qui font disparaître totalement la notion de back-office pour privilégier un mode d’édition directement sur le site public. A noter le très prometteur Typo3 Neos. Ce mode d’édition dans Spip est pour l’instant réservé aux textes, Typo3 Neos allant beaucoup plus loin dans cette voie.


Le S.E.O, science ou vaste blague ?

Le S.E.O, science ou vaste blague ?

Pour commencer, une explication de l’acronyme : Search Engine Optimisation ce qui nous donne en français : Techniques d’optimisation des sites internet pour le référencement dans les moteurs de recherches. En bref, être le premier sur la première page de résultat de Google.

Outre le fait que le terme SEO soit utilisé à tord et à travers par une multitude d’agences de webdesign, il est nécessaire de clarifier de quoi il retourne.

Voici le paradigme magique :

- SEO
- Positionnement ou Page-rank
- Référencement naturel
- Référencement pro-actif
- Page-rank sculpting
- Meta optimisation
- Spam indexing
- Optimisation sémantique
- Optimisation du champs lexical

Tous ces termes, pouvant faire l’objet d’une ligne sur le devis de votre prestataire, visent à un seul objectif, vous faire croire que votre site de vente en ligne va se retrouver devant le site de La Redoute ou de la FNAC. En fait, les chances sont minces...

Un peu de bon sens

Tout d’abord, les algorithmes qui pilotent les robots d’indexation ne sont pas connus. On ne peut que déduire de façon empirique ce qui fonctionne, et se référer au guide des bonnes pratiques diffusé par Google et consorts.

Deuxième point, ces algorithmes évoluent continuellement, et une faille permettant un positionnement trop avantageux sera devenue obsolète, voire contre-productive, le lendemain.

Enfin, que rapporte au client final le positionnement de son site sur des critères de recherche trop vastes voire à la limite de son expertise ?

Pour faire simple

Un site bien construit, ergonomique, précis dans son objet, adoptant des méthodes descriptives simples et concises, mis à jour régulièrement, va trouver naturellement sa place sur les moteurs de recherches. Il est bon de préciser que cette place se trouve de mieux en mieux au fil du temps.

Les ingénieurs chez Google ont un seul objectif : rendre pertinent le contenu de leurs pages pour les internautes. Forcer un placement sur ces pages est illusoire. Alors oui, le SEO existe. Il est, normalement, pris en compte par votre web-designer à l’origine même de la conception de votre site. Ensuite, l’originalité et la pertinence de votre contenu fera le reste.

Un site, Web Rank Info, résume assez bien les différentes techniques de "positionnement intelligent", à savoir, trouver la juste place dans les moteurs de recherche, la conserver, et éviter les pièges des vendeurs de mirages.

0 | 3