Spip, cet éternel oublié des comparatifs de CMS

Spip, cet éternel oublié des comparatifs de CMS

On va corriger ça ici !

Comment sélectionner le logiciel de gestion de contenu que l’on va utiliser pour produire un site internet ? Comment choisir entre Wordpress, Joomla, Drupal, Typo 3 ? Existerait-il une alternative à ces ténors de la gestion de contenu ?

La réponse est partout, une simple recherche sur Google vous révèlera la solution. C’est Joomla, bien évidemment ! euh... non attendez, c’est Drupal d’après ce forum spécialisé, ah et puis non en fait, cela doit être Wordpress, c’est lui qui est majoritairement installé... Comme souvent, des querelles de clocher entre les différentes communautés de développeurs brouillent un peu une réponse que vous souhaitiez limpide.

Et si vous choisissiez une autre voie ?

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Spip est le plus souvent absent de ce type de match. Pourtant, sous son humble capot, le petit "frenchie" fait ronronner un moteur de formule 1. Voici une petite check-list pour démarrer :

Une structure moderne.
Spip est un core indépendant faisant tourner autant de modules de fonctions que vous voudrez bien lui adjoindre. Il s’adapte à tous les besoins, sans surcharge pondérale. Drupal est bon sur ce point, mais pas meilleur.

Un logiciel français.
Il est pratique, lorsque l’on est francophone, d’avoir toute la documentation d’origine immédiatement disponible à chaque nouvelle version.

Une communauté exemplaire
Pas la peine de discuter sur ce sentiment tout à fait subjectif, mais c’est mon avis et je le partage. Avis éclairé tout de même, car la communauté est très axée sur l’entraide et le partage de connaissance. Un point à souligner, l’effort documentaire est remarquable à chaque nouvelle version, disponible en ligne, avec un système d’aide intégré au back-office. Typo3 est très bon sur ce point, mais c’est le minimum pour le plus complexe d’entre-eux.

La sécurité
Aucun système ne peut être 100% sécurisé. Ce qui compte c’est la rapidité dans la mise à disposition des patchs de correction lorsqu’une vulnérabilité est découverte. Avec un système "d’écran de sécurité", sans faire de mise à jour complète, votre CMS est immédiatement protégé. Pratique aussi, la mise à jour extrêmement simple entre deux versions de Spip. Avoir une version à jour reste le moyen le plus simple de se protéger.

La liste des avantages de Spip est encore longue : Système de cache par page, syndication automatique du contenu, gestion de base de donnée avancée, traitements automatisés, gestion fine de la typographie, des URLS, etc.

Mais que peut on lui reprocher ?

Il n’est pas de prime abord très "sexy". L’habillage par défaut de la partie publique est spartiate, pour ne pas dire pauvre. Par contre, cet habillage est entièrement et immédiatement fonctionnel, et sert de base au web-designer pour faire ensuite ce qu’il veut.

Il possède un back-office lui aussi très spartiate. Difficile de ne faire de cet argument qu’un aspect négatif, car ce qu’il pert en glamour il le gagne en clarté et en simplicité d’utilisation, ce qui est d’importance pour le client final, qui lui n’est pas spécialiste. Néanmoins des solutions intéressantes apparaissent qui font disparaître totalement la notion de back-office pour privilégier un mode d’édition directement sur le site public. A noter le très prometteur Typo3 Neos. Ce mode d’édition dans Spip est pour l’instant réservé aux textes, Typo3 Neos allant beaucoup plus loin dans cette voie.

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